mardi 30 septembre 2008
Naked devendraaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaa!!!!
mercredi 24 septembre 2008
La rentrée notre saison préférée
>Headline du jour: Ma dernière note avant de partir à Toulouse... J'y serais jeudi. Je passe donc mes dernières heures chez mes parents loin de tout. Oh Waoh. Un peu inquiet par ce départ dans une nouvelle ville, je suis tout de même ravi, je radote, de ne plus être à Lille cette année. No offense to my friends there mais franchement... 5 ANS! 5 ans que j'y étais!!! C'est énorme, c'est beaucoup trop, surtout pour le peu qui m'y est arrivé d'intéressant! Non, si je suis heureux de ne pas revenir dans le nord pour une sixième saison (qui serait forcément celle de trop), c'est vraiment parce que Lille n'est pas une fatalité et qu'il était temps que je le réalise! Etre là bas c'était tellement confortable, mais ça me tirait vers le bas. Comme dans la chanson de LCD Soundsystem, "NY I love you (but you're bringing me down)"...
Bon et puis tant que je suis là dessus: savoir que vous, oui vous, bibiche et mama, toujours à Lille, vous allez continuer à vous trainer aux concerts de Marvin Hood... See my point. Pas envie de revenir à ça. Donc voilà, ma prochaine note concernera évidément mes premières impressions à Toulouse.
Salut! Long time no see uh? L'été, le boulot tout ça. Bref
J'ai conconcté un petit point série TV just for you guys! Ouaaiii ouaiii! Donc voici les choses que je mate ou vais mater en cette rentrée 2008...
Déjà, cet été il y a eu la saison 4 de Weeds, oui oui, et c'est toujours aussi bon. Vraiment bien écrit et malin, l'idée en fin de saison 3 de brûler Agrestic dans un grand incendie était très bonne, puisque la famille Botwin est contrainte de s'exiler prés de la frontière mexicaine. On peut dire que c'est la saison du tout fout le camp, avec Shane icône rock'n roll, Silas devenu une bombe atomique qui se tape une milf, Celia complètement larguée, qui passe de la prison à la dépendance, sans compter Nancy et son trip chamanique... Le final episode est a l'image de cette série. Toute en finesse dans la provocation, toute en tension dans le drame, et la manière dont les choses tournent laisse présager une putain de chouette cinquième saison. See you next summer Nancy...
Très refroidi par les saisons 2 et 3 de Prison Break, j'ai quand même voulu donner une chance à la saison 4 de Prison Break, et j'ai bien fait parce qu'ils sont repartis dans un bon délire. En gros, les frères pétards sont réunis avec la bande de Fox River (Sucre, Bellick, Sarah,...) et peuvent échapper à une lourde peine de prison si ils parviennent à retrouver six cartes permettant d'obtenir des infos compromettantes sur la Compagnie. En gros, cette saison c'est une chasse au trésor, une course d'orientation mortelle, on est en plein délire geek à base de matos de pointe et de plans d'infiltrations, bref, divertissant comme il faut.
Après une première saison prometteuse, Gossip Girl reprend en ce mois de septembre, et ce à mon grand bonheur. Je plains ceux qui découvriront ce bijou bitchy en VF sur TF1. Après, même en VO, j'imagine que le propos n'aurait aucun intéret pour pas mal de gens. Oui parce que bon, des ados pleins aux as de Manhattan qui se tirent dans les pattes... Mais bon, je suis bon public, j'aime bien le parfum Sex Intentions de la chose, les dialogues vraiment cinglants et les interprêtes convaincants. La deuxième saison donc nous donne des nouvelles de la fin des grandes vacances des protagonistes, et comme dit ma chérie Kristen Bell (la voix off), "All good things come to an end, and august makes no exception. They don't call it "fall" for nothing". Intraduisible mais tellement bien écrit. Ah, oui, une autre chose que les bécasses branchées sur la 1 vont louper: cette voix off de la Gossip Girl, la bloggeuse démoniaque et omnisciente, comme si Véronica Mars et ces sassy punch lines ressucitaient pour ma plus grande jouissance.
Rayon nouveauté, je suis déjà fan des deux grosses productions fraichement débarquées, à savoir Fringe et True Blood.
True Blood est une série sur les vampire créée par le papa de Six Feet Under, deux bonnes raisons de se jetter dessus. Ma chronique de l'épisode pilote sera très bientôt disponible sur TexasChainsawMascara, là je viens de voir le deuxième épisode et bin j'adore... Dans ce deuxième épisode, le générique étrange du pilote à changé, même chouette chanson mais sur un visuel nettement plus classe. Sinon, on poursuit sur la même ligne narrative, dans cette série qui slalomme entre les clichés (un tour de force pour un énième show sur les vampires) avec le black gangsta homo to the bone, le grand frère protecteur mais à la masse et sex addict (casting très sexy et scènes de cul virulantes), la grand mère forcément old school mais pas bigote, et l'héroine blonde qui ne tue pas les vampires mais, au contraire, apprécie leur compagnie car ce sont les seuls dont elle ne peut pas lire les pensées (don qui s'avère relou à la longue)... Attends, ils ont quand même pas... ah bin si, ils ont changé l'actrice qui joue la meilleure amie black! Tara n'a plus le même visage. Méga perturbant. Enfin heureusement que ça arrive dés l'épisode 2.
Fringe est une série sur la science fiction créée par le papa de Lost, deux bonnes raisons de se jetter également dessus. Le pitch: une série d'évenements à la X-files, genre scientifiques-inquiètants se produisent, semblant avoir un lien entre eux. Sur l'affaire: une blonde frigide du FBI, épaulée d'un vieux savant fou et touchant et de son fils, le beau Joshua Jackson, QI de 190. Pacey de Dawson a prit un coup de vieux et ça lui va comme un gant. On peut y trouver un petit côté Heroes en plus sobre dans l'esthétique, genre rétro SF. Les moments de tensions lascinantes dont le climax est toujours saisissant sont foutrement bien foutus. Une nouveautée au sévère pouvoir addictif si vous aimez le genre, ce qui est mon cas. Vivement l'épisode 3...
Ajoutons à cela les énièmes tours de piste de Desperate Housewives (curieux de voir si le ton de la série et sa cohérence va resister au flashforward de 5 ans, déjà frustré de savoir qu'on va retrouver une Gaby grosse et mal attiffée débordée par deux gamines ingérables...), How I met your mother et Heroes, dont la saison 2 fut la nullité que vous savez (TF1, sans pitié, l'a programmée pendant la nuit tout l'été), mais je leur laisse une seconde chance, uniquement pour Kristen Bell. Veronica Mars enterrée, il faut bien se rabattre sur quelque chose...
Qui dit rentrée dit aussi... Premier prime de la staraque 8: la cata. La pauvre Rihanna ouvre le show par son "don't stop the music" entourrée de la nouvelle promo, aie aie, ils chantent sur les refrains et c'est horrible. Ils ont l'air d'avoir fait beaucoup de changements mais au moins une chose reste: l'embarras et la laideur dûs au décalage énorme entre les artistes invités et les pauvres canditats baltringues. Le premier a passer chante "somebody to love" (assez bien ma foi) de Queen, c'est marrant c'est la dernière chanson chantée à la nouvelle star 2008. Passage de relais tout ça. Le mec est plutôt sympa. Les deux meufs après, aucun interêt.
Du coup je m'emmerde alors...
(top 5) (chansons aux paroles vraiment horribles)
05 "la femme chocolat" de olivia ruiz. Sebastien Tellier a dit quelque part que selon lui quelqu'un qui écoute du olivia ruiz chez lui doit avoir des problèmes dans sa tête. Bin là, en réentendant ce titre, en faisant gaffe a ce qu'elle raconte, à la laideur des mots mis ensemble et des signifiants composés ("taille moi les hanches à la hache, j'ai trop mangé de chocolat"???), j'ai compris Sebastien.
04 "c'est chelou" de zaho. Juste mégamoche.
03 "garçon" de koxie. Tu crois pas que c'est parce que ton single date de l'été dernier et que depuis tout le monde à t'as zappé que je vais oublier ce que tu m'as fait subir??? (oui au boulot des filles kiffaient cette chanson et la chantaient tout le temps, en plus qu'elle passait tout le temps sur NRJ macdo)
02 "assis par terre" de louisy joseph. Abusé, tout simplement abusé. Une chanson de varièt toute musicallement ouanaguène avec pour thème de paroles (merci enculé de lionel florence) les SDF, dans un ton aussi misérabiliste et consensuel, je comprend même pas que ça ose exister.
01 "un rayon de soleil" de william baldé. J'ai pas compris.
Oulaaaaa Quentin le deuxième garçon est hideux et massacre du Gainsbourg. Il a l'air d'avoir 14 ans et il à ce genre de tête de rat que je deteste avec des grandes oreilles un nez pointu et une ébauche de bec de lièvre en lieu et place de lèvre inferieure. HATE.
Johanna a l'air marrante, elle a une voix de dingue et pourrait être la Winehouse gouailleuse de cette année...
Olalaaaa fiouuu plus Mae essaie de chanter son single de manière diffèrente, plus c'est horrible. Vraiment vraiment moche quoi, DAMM DAM DAM DRAAAM chef de fiiiiiil j'en ai palprofiiiiiiiiiiiil, on croirait le bruit que fait natachatte des fois, une sorte de grognement ouanaguène. Vraiment, Mae, clairement la voix que je déteste plus dans la varieté française. Insupportable pour moi. HATE.
ARGH de pire en piiiire Yvan! C'est quoi ce boloss??? C'est bien ils ont leur John David, macho narcissique "tombeur" sous-sous-Sean Paul fan de muscu voiture et compétition. Avec l'oeil méchant et con et la gueule de vieux bogosse pour jackys femelles qui va avec. Je le hais instantanément surtout que, cerise sur le caca, ils finissent son reportage sur son côté grand coeur: il bosse dans une association avec des handicapés. Ouin ouin. Tsss. HATE. Sa présence se justifie clairement par l'envie de diversité et de modernité de la selection musicale, mais clairement il gagnera jamais, et merci bien.
Anna: peste sirupeuse et trop gâtée par son père. 16 ans et déjà une vraie salope. La caution piano sensible et tout. HATE (et indigestion).
Mouais mouais mouais... Une blonde massacre Blondie et un frimeur parisien chante du Souchon, une métisse entonne du Duffy, et Nikos lance une remarque légèrement homophobe: "vous aimez les filles ou les garçons? les filles, ah vous me rassurez"??? TF1... HATE HATE et HATE.
Ah oui, je précise un truc: ils ont voulu faire les petits sujets sur les candidats en forme de bande annonces de films... et ça rend vraiment pas bien.
Naaan... jolie Solène chante une sorte de bootleg Britney!!! Love pour le coup.
Mickels (?) est joli. Naaan... il va pas chanter du Franz Ferdinand??? Ah non c'était juste pour son petit visuel. En fait il chante du Cabrel. La ménagère est papouillée dans le sens du tablier.
Alice c'est pas possible elle chante vraiment mal.
"Sur scène on peut tout vivre, ce qui compte c'est d'être honnète jusqu'au bout". Merci Nikos pour ces fulgurances dada. Son cerveau semble marcher en cut up des fois.
Gaetan le black tatoué est megasexy, petit air de Pharrel mixé avec Usher, rien que pour ça, je dit LOVE. Oh les salauds ils lui ont fait chanter du Pokora... Bon il a une veste adidas turquoise, jaune et rose fluo et bouge bien. Mais il chante mal. Mais pour le charme et la veste classe, LOVE quand même.
Gaetan le emokid est mimi comme tout. Se sera le badboy. OUch, il chante Cali... Merde... Ne pas se fier aux choix du directeur artistique, donc LOVE parce qu'il a l'air quand même bien marrant. En esperant qu'ils lui fasse chanter des trucs moins moisi.
Rihanna vient chanter "Disturbia" , putain elle a juste 20ans, son single déchire, elle le chante bien et vraiment, cette meuf déchire sa mère quoi. LOVELOVELOVELOVE.
Quentin vient chanter son single, la version jazzy de "Chercher le garçon", et enchaîne derrière les platines sur la version tektonik. Le choix de lui faire sortir une reprise retravaillée avec un concept fort montre qu'après les échec de Magalie et Cyril (si quelqu'un se souvient...), la prod a retenu la leçon et nous balance un produit efficace. Mais bon moi je suis pas du tout client.
Voilà, comme je m'y attendais, je serais pas encore fan de la staraque cette année...
>citation du jour: "L'adolescence, une période de la vie où on est assez grand pour comprendre ce qui se passe, mais pas encore assez grand pour bien le prendre" - Virginie Despentes
>LOVEs du jour:
- La rentrée c'est aussi la rentrée du toujours génial Petit Journal de Yann Barthes. YAY! Toujours aussi bon.
- Pirate des Caraïbes, que je vois pour la première fois ce soir. Fun fun fun!
- Mon séjour prochain en région parisienne. Hate de vous revoir les gars...
>HATEs du jour:
- A peu près tout le reste à la télé, que je suis bien content de quitter quand même.
- Les banques.
- M6 qui a réduit ces clips à une minutes et quelques pendant ces (gros guillemets) "alternatives", devenant d'horrible et nauséeux enchainements sans queue ni tête.
>trop la classe du jour 1:
>trop la classe du jour 2:
(oui j'aime les hommes aux cheveux longs des fois)
>verbal du jour: "Peace! (Mais pas sur la moquette)"
see you soon!
samedi 30 août 2008
On ne devrait pas exister (mais tant qu'a faire)
>headline du jour: Headline consacrée à une nouvelle d'importance, à la confirmation d'un buzz vrombissant qui secoue la toile depuis des mois, à savoir l'ouverture prochaine d'un nouveau blog de votre bloggeur favoris (moi même), blog geré et rédigé à trois mains avec mes talentieux partners of crime Rom1 from Carnetin et Sir Funky Salmon, et dont l'orientation, comparé à ce petit blog qu'est le mien, sera autrement plus ambitieuse, complète et "(guillemet bienvenus) professionel". Une ébauche de webzine qui sera très prochainement inauguré, disons avant la fin du mois d'aout, mais ne soyez pas trop pressés, c'est du boulot même à trois. Plus de détails et d'autopromo sauvage bientôt...
Bonjours bonjours lecteurs! AHHHHHhhh enfin une nouvelle note sur ce blog.
Hormis quelques nouvelles sur moi cette note sera principalement d'ordre culturelle, car javais envie de parler un peu de ce qui à croisé mon attention ces derniers temps (a suivre hin hin)
Update: Bon, avec la routine mcdo boulot dodo, j'ai encore moins la motivation le temps pour updater ce blog, mais ma foi vous devez être rodés a mon manque d'assiduité... Quoiqu'il en soit, cette note ci devrait être enfin terminée ce weekend. Vous y trouverais comme précédemment annoncé quelques commentaires de ma part sur des trucs que j'ai croisé récemment. Gros bisous à celui ou celle qui lit. (à suivre bien entendu)
Alors...
J'ai lu L'enfant du rock, de Phillipe Manoeuvre. Une autobiographie sympa en forme de bon voyage à destination incertaine. Manoeuvre l'anapurna french rock-critic, Manoeuvre le rebel outcast, Manoeuvre enfin le parrain du rock 00s et le personnage popculturel désormais ultraconnu. Heureusement, avant de savoir être aussi drôle et charismatique dans le jury des prime de la Nouvelle Star, il savait surtout bien écrire et bien raconter. D'autant mieux quand il s'agit de ses passions et de ses experiences personnelles, comme autant d'anecdotes parfois incroyables, parfois bien salées, mais toujours évidemment vrai. Sur la route vers la fin du livre, en chemin dans le récit, je me suis rendu compte que ma quète du Grand Secret n'avait d'importance qu'en tant que voyage initiatique. J'ai envie de racheter Rock'n Folk.
(Maintenant je lis: Berceuse de Chuck Palahniuk, que je viens de terminer au moment où je poste cette note. Du coup je m'envoie Nouvelles sous ecstasy de Beigbeder.)
J'ai écouté "Hard Candy" de Madonna. Bin oui, dés sa sortie tout le monde l'a comme évité, même les médias en ont parlé comme s'ils l'avaient écouté une demi fois. Ce qui m'a intrigué à vrai dire. Pas beaucoup de fans de Madonna dans mon entourrage ("ce serait cool si c'était un album de Justin"), mais je ne me suis pas découragé, me rattachant à mon affection pour la diva pop histoire de ne pas penser au fait qu'un album aussi excitant est bien parti pour décevoir.
Aux premières écoutes, comme prévu, je suis déçu. Ma grande faute de me faire tout un royal pudding d'un album de la megafierce Ma-duuh-na créé par le king Justin et les deux parrains Timbaland et Pharrell. Le reve en gros! Un idéal qui n'aurait peut être jamais dûr sortir des humides fantasmes des fans de pop. Mais très rapidement, quelques titres s'imposent comme des masterpieces r'n'b au même titre que le rouleau compresseur "4 minutes". "She's not me', "The Beat goes on" featuring Kayne et "Dance Tonight" également partagé avec Justin sont des bombes synthétiques, du funk rose pailleté, du cyberdisco. "Give it to me" est assez surprenante venant de Pharrell, et demeure inévitable comme hymne dancefloor. "Miles away", "Devil wouldn't recognize you" et "Voices", facilement écoeurantes car gonflés d'effet Cry me a riveresque, la facette downtempo fatiguante du Timbaland récent, mais restent des chansons fascinantes, spécialement "Devil". Pour le reste... Comment dire, les trois magiciens du bassin gravitant autour d'elle ne surprennent hélas pas assez. On voulait un album-concept 1 titre = 1 tube. On a eu une poignée de très satisfaisante hauteurs, clinquants cache-misères masquant du fond du panier ("Incredible", insupportales, "Spannish Lessons", déjà embarrassante, grosse erreur de direction artistique).
(Maintenant j'écoute: les albums de Crystal Castles - radikal, Alister - produit par Baxter Dury, un vrai coup de coeur sympatoche et bien fait, The Dandy Wahrols - égaux à eux même, et Scarlett Johansson - ça faisais longtemps un bon album d'actrice)
J'ai enfin vu Sweeney Todd de Tim Burton. Alors alors, j'avais entendu du bien de ce nouveau Burton (ma soeur, Potin...) comme du très mauvais (mon mec et ses potes - pouah mais c'est quoi ces chansons c'est même pas Elfman), et finalement je l'ai vu. Bon eh bien parfait! Check! Je suis satisfais. Je suis pas complètement boulversé comme aux époques de Edward ou du gros poisson. Mais je suis nettement plus ravi qu'en voyant les Singes ou la digital Corpse Bride. Tim n'abandonne ni ses acteurs fétiches (clairement fantastiques - une nouvelle composition du grand Depp, toujours tellement à sa place dans l'univers du réalisateur), ni ses préférences visuelles typiques, ni les effets digitaux lêchés. Une fois de plus, on est sans aucun doute bien au chaud dans le cerveau de mister Burton. Exit Danny Elfman ok, mais dans le cadre d'une comédie musicale de telle sorte (de facture classique), les chansons sont parfaites (mention spéciale à certaines dont les textes sont joyeusement malins). Une comédie musicale gothique et classieuse, en dégradés de lumières, de bruns et de gris. London. Les costumes. Les meatpies. Une comédie musicale sur un tueur en série doublé d'un martyr romantique. Une comédie musicale dont le beau héros a l'oeil tranchant et le teint pâle, et tranche des gorges pour fournir la viande d'une fabrique de tourtes et se venger de ce monde cruel. Une comédie musicale archigore! Hé! Les gars! Arrêtez de critiquer, c'est un super bon délire! Finalement, dans l'intention, moi je rapproche ce film de l'expérience Grindhouse. Du bon boulot pour un projet pop et retro, plutôt fun mais toujours subversif. Du boulot de maître quand même.
(J'ai aussi enfin vu: I'm not there de Todd Haynes)
>loves du jour:
- Facebook et mes amis far away
- My man
- My job and my paycheck
- Ma vie à Royan
>hates du jour:
- Le stress de trouver un appart
- Ma chambre collée à celle des parents, insomnies silencieuses obligée
- Ne techniquement pas pouvoir passer un weekend à Carnetin ce weekend. FUCK FUCK FUCK
- Ma sciatique (ça doit pas s'écrire comme ça mais jmen fout les couilles ;-))
>trop la classe du jour:
dimanche 24 août 2008
Quicky
J'ai retiré la note in progress mise en ligne précédemment dans l'objectif de la terminer...
***
Stay in touch
You know you love me
xoxo
mr siDD
mercredi 23 juillet 2008
Stories from the cities, stories from the sea
>headline du jour: Les mythiques plats du jour reviennent dés la prochaine note, celle ci est un peu une hors-série. Prochaine note qui arrivera plus rapidement que celle ci c'est promis, j'ai déjà entamé sa rédaction.
Present days, present time
Sacrifice estival sur l'autel du grand capital (ma barbe chérie)
Marc-Antoine mon amour
Première rose
"1, 2, 3, 4, tell me that you love me more..."
A y est, vacances d'été.
La petite bande Lilloise explose,
chacun dans son coin, la plupart d'entre nous vont travailler et/ou faire des choses très chiantes.
Les plus chanceux iront faire des festivals ou partirons dans un endroit sympa. Les autres, comme moi, téléchargeront des trucs à longueur de soirées et materons le cycle 70s de Arte.
Le mois de juin fut sacrément chaotique pour moi. Entre la Secret Party devastatrice, l'arrivée à Lille de mon bonhomme, puis mon séjour à Toulouse avant le déménagement, j'ai beaucoup voyagé et traversé le pays plusieurs fois.
Heureux d'être posé, home sweet home.
Campagne et solitude.
Merci Facebook d'exister, ainsi mes potes me font sourire plusieurs fois par jours, même si je suis à des heures de route de chacun d'entre eux.
Il y a une semaine, mon amoureux débarque de Toulouse à Royan pour passer quelques jours, jusque mardi dernier. Mon père nous paie quatres nuits dans un petit hotel très charmant, chambre avec balcon face à l'océan, on croise Sandrine Bonnaire en allant réserver. Derniers moments de bonheur avant d'embaucher au MacDo...
Et c'était extremement génial, vraiment comme des vacances en amoureux, passer manger chez les parents, prendre notre café du matin au Régent, manger au resto, squatter avec Sister et les chatons, fumer dans le jardin et écouter mon père nous parler de son jardinage et de son bricolage avec la maniaquerie qui le caractérise, picoler un peu, aller à la plage, se balader avec une glace du Régent (putain, celle au sirop d'érable...), se taper un bad pour ensuite s'aimer encore plus, prendre un bain et fumer un pétard dedans, profiter de la chambre d'hotel, le grand lit, le balcon face à l'océan, juste en face, les petits déjeuners montés... Cinq petits jours d'intense bonheur consolidant encore un peu ce couple.
Et me voilà maintenant, retour à la case "employé polyvalent d'un fast food". Et grace à cette année pleine de plaisir en général et à mon Romain en particulier, je suis pret à encaisser ce boulot de merde infiniment mieux que l'année dernière. Enfin je dis ça mais je fais ma première close ce soir, on verra si je fais le malin à minuit avec mes courbatures en train de nettoyer la cuisine...
Suite des aventures macdonald's au prochain épisode...
Ici, de Royan, j'ai envie dans cette note de parler de mon ancienne ville, Lille, et de ma future, Toulouse. Grand écart géographique et culturel qui me réjouis.
Past
On the road to the Gibus with Osni baby!
Friends left from highschool
trivial lifestyle au 118 - Friends from University
Bibiche in love
Lille ne me manque pas. J'aurais tout le loisir d'être nostalgique et de me replonger dans ces cinq années lilloises plus tard, pour l'instant je suis seulement heureux de tout ça, et heureux de quitter tout ça. Cinq ans ça me semble énorme, et je suis, même inconsciemment, habité par tous ces gens qui m'ont offert, et par tous ces souvenirs que je chéris.
Pas possible de lister ou de couvrir tout ça en une note sur ce blog, c'est trop énorme, de mon arrivée avec Potin et Meeko à ma rencontre avec Olivier et les drogues, de cet été loose avec Celia et Goutière à ma découvertes de vrais amis: Osni et le 118 crew, de ses mois perdus à traîner avec Marvin Hood à mon attachement progressif pour Lagny sur Marne, de la coloc avec Cecil et ma soeur à celle avec Bibiche, c'est tout simplement la periode la plus passionnante, riche et remplie de toute ma vie.
FIVE YEARS stuck on my eyes
FIVE YEARS my brain hurts a lot
FIVE YEARS that's all we got
Cinq ans où j'aurais peut être dû trouver une femme et une carrière et devenir un homme, mais où j'ai préféré avancer vers l'âge adulte à reculons pour bien n'en saisir que le bon, et bien rester un ado au fond, parce que rien n'est jamais aussi excitant qu'à 17 ans. (merci Skins pour me l'avoir rappelé). Cinq ans à rien branler, mais où paradoxalement, j'ai l'impression d'avoir eu une vie digne d'un trilogie holywoodienne (bon peut être un peu indé quand même).
This is 4 (and by) my people!
(top 5) (TMB Summer 08 Playlist)
05 "Hook and Sling" Eddie Bo and the Soul Finders
04 "Dance wiv me" Dizzee Rascall & Calvin Harris
03 "That's how strong my love is" Otis Reding
02 "You can't leave her" The Easy Beats
01 "Let me put it in" André Wiliams
(top 5) (Bibiche Summer 08 Playlist)
05 "A-punk" Vampire Weekend
04 "Just the two of us" Benjamin Siksou
03 "Autumn Shade" The Vines
02 "Cat Claw" The Kills
01 "Pieces of people we love" The Rapture
(top 5) (Meeko Summer 08 Playlist)
05 "Solomons Prayer" Melchior & Lucianno
04 "Hot Boys (dub)" Steeve Gurley
03 "I was a boy from school" Hot Chip
02 "Olympic Airways" Foals
01 "Stinger" The Flashbulb
(top 5) (mister siDD Summer 08 Playlist)
05 "Kids" MGMT
04 "Les Bords de mer" + "Los Angeles (acoustic version)" Julien Doré
03 "L'amour et la violence" Sebasten Tellier
02 "The good guys" Cuizinier feat Tekilatex
01 "Dance 2nite" Madonna feat Justin Timberlake
Postez les votres dans les commentaires le plus rapidement possible et vous aurez droit à votre exemplaire de ma summer 08 mixtape, qui compilera un peu tout ça et plus encore, pour que vous ayez un souvenir tangible et agréable de l'épisode Lillois!!!
Future
Jour - dans le jardin de Laure
Nuit - Sexy Remi et Victor dans le salon de jardin de Romain
Je suis allé à Toulouse pendant une semaine pour savoir si je m'y verrais y vivre.
Mercredi 18 juin, j'arrive, il fait très chaud, on se ballade tous les deux, heureux de se retrouver, et on fume un pét au bord de la Garonne. Ensuite on boit des bières dans un dépot vente et je rencontre Victor et Doggy, tous les deux très sympathiques. Après un macdo on passe la soirée avec eux au mort du Touche, sur un banc surplombant les choses, à trois avec nos bières, je me sens vachement dans Skins pour le coup. On rentre tard chez Laure, la soeur de Romain, chez qui on va séjourner pendant mon séjour, donc tout le monde est couché et on ne croise personne à part le chien Scott, magnifique croisé berger allemand-colley, qui semble m'apprecier illico. On s'en fume un au fond du jardin, au clair d'une lune presque plaine, et on baise là, c'est nouveau et excitant.
Jeudi on squatte, je rencontre Laure et les enfants, adorables, et Marco, intimidant, mais j'apprécie immédiatement le personnage. Le soir on passe à la Cabane, chez Julien que je rencontre à l'occasion, lui et aussi Remi son frère mignon. Je me sens adopté naturellement et immédiatement, comme avec Scott, donc très bon signe!
Vendredi Marco nous paie le déjeuner au café du village, les lasagnes sont délicieuses, et on passe ensuite toute la nuit avec Marco à boire des Chtis et à fumer des pétards, partis dans des conversations sérieuses et touchantes. Laure nous rejoint à un moment. Je suis touché par ces gens, et je me rends compte que je suis amoureux de mon bonhomme, définitivement. Il me le dit le premier.
Samedi, fête de la musique, je découvre la maison des parents de romain, donc de romain, puisqu'ils sont partis, nous boirons donc l'apéro dans le salon de jardin. Une fois ivres on bouge dans un parc et je passe une très bonne soirée à observer Julien, sa copine Manon, Victor et Doggy, et mon chéri tout éméché qui me dit des choses adorables. J'aime ces gens. Ensuite Victor tape son one-man show trash et me fait penser à Lucchini avec le débit et le rire d'un Sebastien Tellier en forme.
Dimanche on se remets, on mange dans une chouette brasserie hype de Toulouse et le soir on ramène du macdo chez Laure. Ensuite on passe à la cabane pour boire les restes de la veille et on finit par faire une nuit blanche à trois avec Julien et c'est un très bon moment.
Lundi on se lève tard et puis on va à Toulouse pour qu'enfin j'achète l'album de Julien Doré (grand moment, c'est cool ce disque c'est tout un symbol, le premier acheté à Toulouse, il me rappelera toujours ce moment-clé de ma vie, ce premier séjour dans ma nouvelle ville). Après, par hasard, on voit Vetiver, groupe formé par des musiciens de Devendra (encore le symbole, j'ai rencontré Romain sur un groupe facebook "Devendra is my sex god"...), ils jouent au Saint des Seins, bar à concerts rock très très classe à la clientelle uberlookée. Je croise et échange quelques mots avec Bertrand Burgalat, c'est dire la hype. Je rencontre Anaelle, une amie de Romain, on finit la soirée avec elle et ses copines. Sur le retour on baise dans la voiture, hot hot hot.
Mardi on passe la soirée avec Laure, Romain cuisine et nous on discutte de plein de trucs, je l'adore la sister. Ensuite on passe à la cabane et je dis au revoir.
Mercredi je pleure dans le train mais je file droit vers Carnetin, où la soirée me fait mieux vivre le choc du voyage et le choc du séjour...
Voilà, je suis convaincu, je vais vivre dans le Sud, à Toulouse, avec mon boyfriend. Je suis tellement heureux de me détacher de Lille, j'ai comme l'impression d'avancer enfin.
mercredi 2 juillet 2008
just 2 tease U!

next post before friday folks!!!
XXX
mr siDD
update: due to a lack of time and some connection issues the posting of my next blog is held for a few more days. but be patient it surely will be worth it. thanks for your comprehension.
jeudi 12 juin 2008
Please shoot me down and put me out of my misery. (songs about love)
>headline du jour: Donc c'est officiel, je ne serais pas à Lille l'année prochaine. C'est fini. Un mois et c'est fini. Moins d'un mois même. PUTAIN. C'est ouf. Cinq ans de passés dans cette putain de ville, et j'ai rien fait, rien testé, ou si peu. Cinq ans, une putain d'éternité, abusé comme c'est long, et pourtant c'est comme si je devais encore rester. Impression d'innachevé. Enfin je ne peux pas lutter. Lille c'est une ville géniale et je ne pouvais pas tout faire et être partout, surtout en en branlant pas une et en allant nulle part.
Un mois et c'est fini, un mois donc pour profiter de vous mes amis, et puis de cet appart', et puis de ces rues que je connais par coeur, et puis de cette vie de bohème. Un mois donc pour refaire quelques apéros, repeindre et vider l'appartement, passer quelques jours à Toulouse au lieu de passer mes rattrapages, si j'ai les couilles et la thune pour partir, et aller à Paris voir TMB à la Java. Fiou. Il faudrait quinze jours par semaine, ou plutôt un deuxième moi avec son propre compte en banque.
BANG BANG I HIT THE GROUND (zero)
Face A
Oh
Waoh
"Yeah I like you, and I'm feeling so bohemian like you"
Pas du tout le temps de me remettre de ma Secret Party et voilà Romain de Toulouse qui débarque à Lille pour me rencontrer en vrai. Bam bam. Bang bang.
Il est reparti à Paris il y a quelque jours et c'était trop court, mais vraiment. Enfin même pas trop court, c'était juste pas possible à interrompre. Franchement. Là ça rime à rien, être passionné comme ça par quelqu'un et ne pas le voir tous les jours. Bon. Mal en patience ect.
Malgrès tout je me sens chanceux. In a very twisted kind of way.
"If you're lost you can look and you will find me, time after time, time after time".
Donc ouais j'imagine que cette note parle d'amour, ou bien plutôt de crush, d'amour jeune, pas encore mûr, à peine né même pas les yeux ouverts.
C'est une bonne suite à ma note sur la drogue.
Car oui
Enfin voilà, je me sens à la fois très mal et très très bien. En gros. A des moments je ne suis pas là et ça n'est jamais arrivé. A d'autres le réèl m'oppresse d'une manière inédite. Pas l'habitude de sentir cette abstraite notion de solitude aussi... concrètement. Comme une gravité accentuée sur mes épaules. Ou comme un venin amer qui se diffuse dans ma tête et mon corps. Ou comme un écho horrible à chaque son.
"this is the first day of my life, see I wasn't born before I met you"
Dormir dans ce lit m'insupporte. Pas possible. Je ne sais pas comment me foutre, ma couette est trop courte.
Etre là à Lille à ne rien faire m'insupporte.
Ne rien faire alors que j'ai plein de choses à faire avant de quitter la ville m'insupporte.
Ne pas avoir une excellente et légitime raison de ne rien faire de ces choses m'insupporte.
"You got me sewn".
L'appart n'a pas été remis en ordre depuis la Secret Party et le squatt avec Romain, je vis dans les vestiges de la béatitude.
Il y a son parfum partout, je suis fou de ce parfum. J'adore quand d'un coup un truc annodin prend une valeur immense, sans avoir changé de l'extérieur, juste parce qu'un souvenir l'habite.
"and you know how people shorten other people's name to show their affection, like if you called me Ray if my name was Raymond, well your name ain't Suzan but I would call you Sue, to show you how bad I'd like to be with you"
Je suis bien à la masse depuis un bon moment donc, là il est cinq heures seize du matin, heure de mon premier repas de la journée, journée passée à boire des cafés jusqu'à ce que la bière et les pétards prennent le relais.
Je roule un pétard de cette herbe particulierement forte. Du temps passe il est six heures trente-six. Habituelles embrouilles violentes à la sortie de la Tchouka. Les pédés sont bagarreurs. Je ne pense presque qu'à lui, disons au moins la moitié du temps. J'ai envie d'un café mais pas de lait à mettre avec, donc c'est mort. J'attendrais d'avoir dormi.
Dernière cigarette. Benjamin Siksou chante "Halellujah". Je vais prendre une douche et aller me coucher. A cette perspective la peur de sentir le fantôme de ses derniers jours dans la cabine de douche me glace.
"It's like finding home in an old folk song that you never ever heard, still you know every god damn word and for sure you can sing along"
Je suis en train de tomber amoureux et c'est vraiment quelque chose de cool. Au sens noble du terme. En plus je suis content d'avoir cette capacité à apprécier totalement le bonheur de tomber amoureux, le plaisir dans cette lente chute. Les images pastel de "Skins" hantent mon âme. Pendant quelques jours, j'ai vu rayonner le Dieu en moi, à la dérive et en paix.
Soudain tout prend sens, on comprend les paroles ect.
Aïe.
Face B
Fuck it. Really, seriously, FUCK IT.
Il est trois heures du matin mais tu ne dors pas. Depuis quelques jours qu'il est parti tu dors toute la journée et tu bois et fumes toute la nuit. La nuit dernière tu as eu un texto de lui, mais toi tu étais faible et fébrile, en manque, tout comme, et tu l'as arrosé de sms paraonoiaques et dépressifs. Tu n'as pas eu de nouvelles de lui depuis, et cette nuit, seul dans ton appartement, tu essaies de garder le controle. Tu sais très bien qu'il va t'appeler demain, ou après-demain. Enfin parfois tu n'en est plus aussi certain, et c'est là que c'est le plus dur de retenir la porte fermée. Tu sais qu'en l'entrouvrant tu laisserais instantanément jaillir la bête.
"Nothing compares to you."
"Dis, quand reviendras-tu?"
La passion, mère de toute les démences, de tous les excés. Des seules choses qui vallent le coup. Dans les meilleurs instant de cette énième nuit d'insomnie, tu te prend à considèrer tout ça avec dédain et recul, te disant que si tout finit tu reviendras à ton cocon existentiel familier et rassurant.
Finis l'extase du chagrin, la clareté de la haine, la violence du désir.
Dans les pires tu voudrais quitter ce salon et courir jusqu'à l'épuisement.
"I'm under your spell, nothing I can do, you just took my soul with you"
Quand tu laisse aller ton esprit, tu le surprend à s'interroger sur ce qu'il peut bien être en train de faire, si il pense à toi, sur le point de s'endormir, ou sur les raisons pour lesquelles il n'envoi pas de message.
Tu te demande si tout l'interêt de la chose réside dans la frustration qu'elle te procure. Si il habitait la même ville que toi, et qu'il était toujours là aujourd'hui, n'aurais-tu pas envie d'être seul?
Tu te demande si commencer une relation sans pouvoir se voir rime à quelque chose.
Tu te demande si toute la beauté noire et romantique de la chose n'est pas définitivement lié à la situation. A la frustration.
"my sweet prince, you are the one"
Mais tu sais au fond de toi que là, à cet instant, c'est l'évidence, vous devriez être ensemble, expériencer les premiers jours, ce segment temporel flou où les moments fabuleux s'enchaînent presque en continu. Les dimanche soir, ce trou noir hebdomadaire. Le pire soir.
En ce moment tu t'entends bien avec un de tes potes qui viens de rompre, forcément, vous avez tous les deux besoins que les choses changent, qu'elles se déplacent et évoluent, besoin de tourner une page. Dans cette perspective, tu relativise toutes ces nuits seul devant les clips de M6 en mute, cet appart pourri, cette absence complète de motivation extèrieure à te lever le matin (ou même le midi), ces journées vides de sens. Bientôt tu y repensera avec nostalgie, mais bien content de ne plus en être là. Au moins une chose solide sur laquelle tu peux t'appuyer en cette nuit: le chapitre Lille qui se clot. Que tu le veuilles ou non, les choses vont changer, tu vas rentrer chez tes parents et travailler tous les jours.
"I smoke your brand of cigarettes pray that you might give me a call, I lay around in bed all day just starring at the walls."
"I can't sleep without your breathing and I can't breathe each time you're leaving"
Tu remercies le sort du fait que tu n'aie pas de crédit, sinon tu devrais lutter avec l'envie de l'appeler. Et le fait que tu n'aies pas de textos gratuits avant demain 17 heures. Tu te dis que le mieux serait d'occuper ton esprit à autre chose et que demain, quand cette putain de note sera postée sur le blog, tu pourras te concentrer sur autre chose. Tu te dis que finalement c'est simple, si il appelle demain tout ira bien, et sinon tu aviseras. Les heures passent si vite la nuit. Comme pour aspirer les derniers résistants vers leur inévitable sort: le sommeil. Tu es triste mais heureux. Comme devant le train quand tu le serais dans tes bras avant de le regarder monter et galèrer pour trouver sa place. Sur le fil. En choisissant un CD tu évite ses groupes préférés. FUCK.
Vivement bientôt putain de merde.
"Bang bang, you shot me down."
>citation du jour: "There are two tragedies in life. Not getting what you desire. And getting it" - Oscar
>love du jour: Dormir.
>hate du jour: Dormir seul.
>trop la classe du jour:
>verbal du jour: (à table) "J'vais te mater pendant que tu mastiques"
>nightclubbing gonzo report du jour: mercredi 28 mai - Enregistrement de la Nouvelle Star à Baltard
Dans la caisse on fume et on boit le vin mis en bouteille par Coraya et Mama pendant leur vendanges, grand soir oblige. Hélas, une fois arrivé, on a le temps de redescendre, IL Y A TROP DE QUEUE ET D'ATTENTE c'est horrible, au début on tripe un peu, surtout sur le fait que je suis le seul à fumer DES CLOPES. Et dire qu'on avait pensé a prendre la bouteille de rouge. Assez vite on rentre dans le moment le plus bad de la soirée, on halucine de poireauter comme devant Bercy pour voir Radiohead, les fans cool en moins, alors que finalement on s'en bat un peu les couilles de la Nouvelle Star, c'est pas comme si c'était l'année dernière pour voir Julien Doré, et puis c'est pas comme si on allait voir un groupe dont on est ultra-fan.
J'avais pas vu autant d'appareils dentaires depuis un putain de bail. Les gens s'excitent à donf et les cris de crecelles fusent pour l'arrivée... du frère d'Ycare?!?!?
On finit par y être, fosse à gauche de la scène et du jury, le groupe dans notre dos, vision rotative parfaite et on est tout proches du jury, d'où ils seront assis il ne verront que nous! Le chauffeur de salle: sosie du chanteur de Dionysos, pain in the ass. Il y a Emma Decaune et sa drôle dans les gradins derrière le jury. Il y a une blonde en robe rayée fluo multicolore méga-bonne mais dont le visage qui a l'air d'être refait et les grosses lèvres me font penser à Amanda Lepore. C'est tout petit en vrai sinon, mais vraiment quoi.
Et ça commence: j'acclame de bon coeur l'arrivée du jury, je suis heureux de les voir en vrai, ces visages sympathiques. Voir Dédé, Lio, Virginie en vrai... Waoh! Eye contacts avec ledit dédé. Une fois lancé le show passe à une vitesse folle. Virginie rayonne mais moins qu'à l'image, tranny make up et belles jambes fines qui passent et repassent devant mon nez. Je n'arrête pas de l'interpeller mais pas assez fortement, et la belle est totale pro, concentrée sur son oreillette et ce qui se passe. Les candidats sont très sexy en vrai, même Ycare. Amandine et Benjamin ont tous les deux une présence troublante. La chanson de Steeve Estatof est horrible! J'aime passionément Manoeuvre qui se gratte pas mal le nez. Je pense à la dernière fois où je l'avais vu, au Gibus quand Osni à participé à un rock'n roll friday avec Eudeline. Il portait un gilet rouge des Doors et semblait complètement accessible, loin de tout le solennel du show M6.
On est prit, et puis ça s'arrête, et on se casse.
Le meilleur: les musiciens qui sont incroyables, Fanfan je t'aime et Bibiche aussi. Et les deux chansons de Benjamin: "Kiss" de Prince et "Beat It" de Mikael Jackson, cette dernière jouée dans une version jazzy superbe. Sur le retour on finit la bouteille de rouge, je roule un pétard et on se dit qu'on aurait quand même plus kiffé en VIP avec les invits de Julien Axel.
vendredi 30 mai 2008
I'm gonna die of loneliness
when life is on repeat.
je suis allé à Baltard hier soir, et je fais la fête pour la dernière fois dans mon appart demain soir.
VDM Generation!
another glorious SHITTY day in paradise
Donc
pretty soon, ma gonzo review d'un prime de la Nouvelle Star à Baltard vu du public.
mercredi 28 mai 2008
"this is our decision to live fast and die young"

"champain for my real friends and real pain for my sham friends"
Francis Bacon
Next post soon
X
mardi 20 mai 2008
Oh we have been to many churches, but we never believed.
>headline du jour: J'ai pas posté depuis une éternité en effet. Aucune raison particulière en plus! Ou plutôt un ensemble de raisons un peu vagues, peut être même pas des raisons mais juste de bonnes façon de légitimiser la flemme qui m'a envahi. Bref pour ne pas faire trop long j'avais envie de faire une pause, casser le rythme un peu trop soutenu de la fin 2007.
Mais aussi: j'ai pas arrêté de glander et n'ai rien trouvé d'intéressant à écrire, j'ai eu une de ces phases où les jours sont longs mais les semaines passent à toute vitesse, j'étais pas en cours ni à Lille mais plutôt souvent au Manoir, j'avais envie de me faire désirer par mes lecteurs, et paradoxalement qu'on oublie que j'existe, j'ai repris l'écriture à l'ancienne dans des carnets (je le faisais plus trop depuis au moins 2006), je concentrais mon peu d'attention à d'autres projets, et enfin, tout simplement, je faisais autre chose!
Definir "autre chose" euh... mater Skins, être traumatisé, faire des soirées, ne rien faire en écoutant plein de musique, écrire dans mon carnet, avoir envie d'être amoureux, et ces derniers jours faire semblant d'être un étudiant et aller à mes examens. Par exemple.
Boire de l'eau. Des litres.
Je me sens complètement bloqué dans et fasciné par l'adolescence en ce moment, plus que jamais. Vais-je devenir un vieux pervers à la Larry Clark? Time will tell. Donc pour cette note il me fallait un sujet raccord avec ce thème, donc je vais parler d'ecstasy.
What's with life exept being 17 for ever? Please I really need anyone to tell me.
Moi j'adore l'ecstasy. Les gens qui prennent de la coke me prennent de haut mais c'est pas grave, moi j'ai pas envie de prendre de coke pour l'instant.
J'adorais prendre de l'ecstasy, mais pourtant je suis consciens que les pillules n'étaient qu'un pont vers les étoiles, un vaisseau comme celui de Velvet Godmine, tout pailleté psychéglam. Je suis convaincu que cette drogue n'a pas le même effet sur chaque personne, autant que je suis convaincu que j'étais moi même fait pour cette drogue, que le vaisseau allait droit vers ma propre planète. L'ecstasy a juste souligné d'argenté toute ma perception des choses, mon entière conscience. Soudain je ne me demandais même plus si j'avais raison, aucune importance, toute ma subjectivité légitimisée.
Première rencontre avec le Dieu en moi.
La toute première fois c'était au lycée, à Laon - Picardie, avec mon pote Mouniouf. Pour le coup j'avais vraiment 17 je crois, ou même pas encore. Attendez je vais vérifier dans un carnet de l'époque. En fait je viens de me souvenir qu'à l'époque j'écrivais sur l'ordi de chez mes parents, mais je peux affirmer que j'avais pas encore 17, c'était pendant le printemps ou l'été 2002.
On est allé à une teuf dans la campagne, c'était très sympa, j'avais pas peur, tac j'ai avalé le truc vers une heure du matin et j'ai dansé jusqu'au levé du jour que j'ai constaté avec surprise: pour moi il s'était passé une heure ou deux, pas six! En tout cas je me souviens du plaisir de voir le bleu de l'aube, et de partir sous un beau soleil, croiser un sourire gratuit, s'arrêter sur la route pour que Mouniouf nous prenne en photo Pom, Anselme et moi en pleine campagne. J'ai toujours la photo piquée à Niouf quelque part. Et rentrer dormir que dalle sur son divan.
Oh waoh.
J'avais un peu laissé tomber pendant la deuxième terminale, moins de fêtes ect, mais au deuxième semmestre de ma première année à Lille, en 2004, Lille capitale européène de la culture, je me fais un nouvel ami, Olivier, je l'aime beaucoup et à la première soirée que l'on passe ensemble, une soirée étudiante qu'il avait organisé au Mac Ewan's, il m'offre la première pillule qu'on prendra ensemble. Je passe une nuit géniale, je parle à plein de monde, je fais mon fanjo guy hein bibiche, je saute en l'air, et on finit (idéalement) chez ma Cecil, future coloc, déjà best friend, posés dans sa chambre à fumer en écoutant "Transformer". Implacable et mathématique justesse du truc dans sa globalité.
Cette fête fut déterminante car elle tissa entre Oli et moi un lien fort qui durera tout le reste du semmestre, ainsi qu'une intense détermination commune à s'amuser le plus possible.
L'avant dernière fois que j'ai pris de l'ecstasy c'était une fois dans l'ancien appart de No, une soirée marrante avec ses potes tendance tox, l'un finit dans les toilettes à partir en vrille, mais moi je suis ravi: c'était un Dauphin Rose, une sorte d'ecsta dont parle Ann Scott dans son livre "Superstars", la narratrice disant que ce sont ces préférés.
La dernière fois que j'ai pris de l'ecstasy c'était il y a presque pile poil un an, la veille de l'enterrement d'une vieille connaissance, à Reims. Un hommage. Un enterrement c'est tout de même plus facile à vivre défoncé.
Prendre des pillules régulièrement impose peu à peu un assortiment de mauvaises habitudes dont j'appréciais la poésie. La nuit a attendre les potes qui bossent dans un bar avant de partir en boîte, consommer sur place, sortir de là à midi, sunglasses, rentrer en voiture, tous tellement sûrs, invicibles de classe, gueules au soleil, plus d'heures plus de jours plus de découpage temporel, la machoire qui se crispe, ce truc avec les yeux qui ne va pas à tout le monde (on y revient tient), la pisse qui ne vient pas, la surconsommation de liquides et de fumées, l'extase engourdie dans les draps, pas possible de dormir tout de suite malgrès l'extrème fatigue et la douce descente, BREF, tout un tas de petites choses que je peux tout comme vous trouver un peu pathétiques avec du recul. Du recul. "un peu". "Le juste milieu, cet ENORME truc de Baltringue!"
Je ne peux pas regretter d'en avoir tant pris, même en constatant certaines conséquences négatives de cette période.
Avoir connu l'ecsta et avoir aimé ça, ça doit être pareil avec n'importe quelle drogue selon les gouts de chacun, c'est un peu comme enfin connaître l'amour. Tout prend sens. On comprend enfin les paroles ect.
De mon expérience, tout ce dont je peux témoigner c'est de l'intense bonheur que j'ai ressentis avec cette drogue, un truc que je souhaite vraiment à tout le monde. Bonheur béat d'être là, éblouissement sans douleur face au sublime, comme si on pouvais enfin fixer le soleil droit dans la lumière. Avoir la foi en ce sublime.
Et puis, plus prosaïquement, tout le monde devrait s'être au moins une fois senti sa propre superstar en plein coeur d'un film zoupeurkool.
17 forever Mixtape/ Tracklist:
(dédicacée à tous les gens trop ellitistes que je connais)
01 "Hummingbird" Cocoon
02 "Love is all around" The Troggs
03 "After Hour" Velvet Underground
04 "Walk on the wild side" Vanessa Paradis
05 "4th dimentional transition" MGMT
06 "Fuck friends" (CSS remix) Bitchee bitchee ya ya ya
07 "Let's make out" (extended mix) Does it offend you yeah?
08 "The Bomb" New Young Pony Club
09 "Starlett Johansson" The Teenagers
10 "Walcott" Vampire Weekend
11 "Kids" MGMT
12 "Too young" Phoenix
13 "The limit to your love" Feist
14 "Dis, quand reviendras-tu?" Barbara
15 "Seven Nation Army" The Sleepwalkerz
16 "Umbrella" (live) La Nouvelle Star Class of 08
17 "Hey Ya" Cocoon
>citation du jour:
"Disons le comme ça: l'innocence des 90s est partie en fumée avec les Twin Tower. A l'époque, les raves hardcore, Internet, les sous-commandant Marcos, enfin tout ça quoi, c'était une seule et même chose: pretty cool han? Là c'est plus pareil: la hype c'est juste pour l'argent, Internet c'est nouveau "quart d'heure de prout dans le cyberspace" warholien, l'apocalypse, c'est pour de vrai, et la révolution, elle ne sera pas télévisée" - Jean No
>loves du jour:
- Douglas & the Beauties. Seulement trois chansons, mais de belles promesses hardcore pop.
- "SKINS", j'ai revu un épisode pour voir et oui, je confirme, je suis toujours à bloc.
- rencontrer Romain de Toulouse dans deux semaines.
>hates du jour:
- l'extrème centrisme palpable et réèl dont parle Technikart dans le dernier numéro.
- ne pas savoir ce qui va se passer pour moi l'année prochaine.
- la perspective de retravailler tout l'été à MacDo (je vais m'y faire mais pour l'instant vu mon mode de vie j'ai du mal à me projeter).
>trop la classe du jour:
>verbal du jour: "-ça va être gras samedi les gars!" "-il se passe quoi samedi?" "-jsais pas"
>nightclubbing gonzo-report du jour: samedi 10 mai - Soirée Osni au Sonic
Je passe chez Mel Gibson déjà bourré parce que ce soir je sors tout seul donc je me suis bu une Goudale avant d'oser foutre un pied dehors. Très sympa de la revoir, de rencontrer ses potes de Reims et son mec de Berlin, de rouler sur sa beuh. Je bouge au Sonic bien entammé, et avant d'atteindre l'entrée je me fait intercepter par cette blonde Camille qui me taxe une clope et me tchatche sur mes fringues. Elle m'informe qu'Osni vient juste de finir de jouer, moi je savais même pas qu'ils jouaient je croyais qu'ils mixaient seulement. Au final tout le monde est dehors donc je paie même pas mon entrée et reste deux heures devant le Sonic. Il y a les amis des Moskovits, les Moskovits, Baptiste Three Cheerz et sa copine, Alex et les gars de son groupe.
Avec Wendy on bouge à pied au Golden Wave (idée amusante) (c'est un bar-boîte pour les hardos en gros) (entrée gratuite et dans n'importe quel état), au final on reste le temps de quatre ou cinq chansons pourries, les classiques du lieu en milieu de soirée, genre "tainted love" et "blue monday", il y a des skinhead bourrés torse nus et des grosses gothiques qui dansent, donc on bouge, on se traîne jusqu'au Drugstore qui nous refoule "parce qu'on est noir", évidemment. Enfin voilà finalement on aura surtout erré dans un état d'ébriété avancé, mais avec les Crusaders of Love c'est plutôt marrant, genre celui qui ramasse tout ce qu'il y a à bouffer par terre genre vieille boîte de potatoes, ils squattent sur tas de poubelle, on fait une robe en papier-cadeau à Wendy, et on chante "the message" de Grandmaster Flash à un gars assis sur le troitoir.


